Historiquement parlant, il n’y a pas de nation qui a souffert aussi directement et aussi longtemps des menaces nucléaires que la nation coréenne. Pour le peuple coréen, la menace nucléaire ne représente pas une notion abstraite, mais réelle et concrète. La nation coréenne est une nation qui vient, en nombre de blessés et morts, derrière le Japon qui a subi directement l’attaque nucléaire contre Hiroshima et Nagasaki.

Pour les Coréens, témoins directs d’une catastrophe horrible due à la bombe atomique, la menace de la bombe atomique des Etats-Unis pendant la guerre de Corée était littéralement un cauchemar. Le 30 novembre 1950, le président américain Truman, en déclarant l’emploi de la bombe atomique dans le front de la Corée, a ordonné de « se mettre fin prêt à envoyer les bombardiers pour lancer la bombe atomique en Extrême-Orient ».

Mc Arthur le psychopathe sataniste
Mc Arthur le psychopathe sataniste

En décembre de la même année, le commandant en chef de l’armée américaine de l’Extrême-Orient Mc Arthur a braillé qu’« on créerait sur une vaste région allant de la mer de l’Est à la mer de l’Ouest de la Corée du Nord un corridor du rayon X où aucun être vivant ne réapparaîtrait dans 60 ou 120 ans ». A cause de cette menace de la bombe atomique, la péninsule coréenne a vu pendant la guerre un cortège de réfugiés se diriger du Nord au Sud.

Les familles qui ne pouvaient pas se déplacer tous ensemble envoyaient leurs fils et maris au Sud, dans un seul but de continuer leur postérité. De ce fait, des millions de « familles séparées » ont été nées et vivent encore aujourd’hui séparées au Nord et au Sud. Le peuple coréen, victime directe de dégâts nucléaires, vit aujourd’hui encore sous la menace nucléaire incessante des Etats-Unis.

Dans la seconde moitié des années 1950, le mouvement anti-nucléaire s’est renforcé au Japon, ébranlant ainsi son pouvoir pro américain, et les Etats-Unis ont été obligés de transférer leurs armes nucléaires du Japon en Corée du Sud. Les Etats-Unis qui ont déclaré publiquement en juillet 1957 le commencement de l’armement nucléaire des troupes américaines en Corée du Sud ont introduit du Japon en Corée du Sud le 29 janvier 1958 leurs missiles nucléaires Honest John et leurs canons atomiques de calibre 280 mm.

En somme, les Etats-Unis ont dénucléarisé le Japon pour nucléariser en revanche la péninsule coréenne. Les armes nucléaires des Etats-Unis en Corée du Sud n’ont cessé de se multiplier à tel point qu’au milieu des années 1970, leur nombre a dépassé un mille. Aujourd’hui, la Corée du Sud s’est transformée en la base nucléaire avancée, la plus grande de l’Extrême-Orient, et le point d’appui le plus poussé pour les opérations militaires des Etats-Unis, pourvus de dizaines de milliers d’effectifs et de 1 720 armes nucléaires de tous genres.

C’est ainsi que le problème nucléaire dans la péninsule coréenne a été mis sur le tapis par l’introduction des armes nucléaires par les Etats-Unis en Corée du Sud.

Menace nucléaire incessante par les Etats-Unis

Les Etats-Unis sont non seulement les principaux auteurs du problème nucléaire dans la péninsule coréenne, mais aussi un Etat nucléaire fanatique qui a empiété directement sur le droit à l’existence de la nation coréenne en provoquant sans cesse l’agitation autour de la menace nucléaire.

Opération Ulji Freedom Guardian
Opération Ulji Freedom Guardian

Ils se sont livrés aux manœuvres militaires conjointes dans le but d’utiliser réellement dans la guerre d’agression contre la RPDC les armes nucléaires placées en Corée du Sud. Les manœuvres conjointes de guerre nucléaire coréo-américaines ont commencé par Focus Retina en 1969. Depuis, elles n’ont pas cessé pendant plus de 40 ans, en changeant de nom comme Freedom Vault, Team Spirit, Exercices de renfort d’alliance en temps de guerre, Key Resolve, Foal Eagle et Ulji Freedom Guardian.

C’est une réalité indéniable dans la péninsule coréenne que les nouvelles générations postérieures à la guerre de Corée ont grandi sous la menace nucléaire, devenant la cible de ces armes nucléaires placées en Corée du Sud. Avec la fin de la guerre froide, s’érigeant en « superpuissance unique du monde », les Etats-Unis ont piloté l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et le Conseil de sécurité de l’ONU pour désarmer la RPDC, d’une part, et entreprendre leurs exercices de guerre nucléaire, d’autre part.

Leur menace nucléaire à l’égard de la RPDC est devenue plus odieuse pendant la période de l’administration Bush au nouveau siècle. L’administration Bush a publié, en mars 2002, un « rapport sur l’état nucléaire » qui incluait la RPDC dans la liste des « cibles de la première attaque nucléaire », et de ce fait, la RPDC s’est vue sévèrement menacée par les armes nucléaires.

Les armes nucléaires que les Etats-Unis ont introduites chaque année en Corée du Sud et accrues sans cesse suffisent de beaucoup pour plonger la péninsule coréenne dans une terrible catastrophe de la guerre nucléaire. Leur densité de disposition dépasse de 5 fois celle de la région de l’OTAN, ayant toutes sortes d’armes nucléaires à diverses visées, allant des « armes nucléaires de la première génération » à «celles de la 3e génération» telles que la bombe à neutrons.

C’est à noter ici que les Etats-Unis peuvent utiliser les armes nucléaires dans la péninsule coréenne sans aucune entrave. S’ils tiennent à le faire en Europe, ils doivent avoir un accord préalable des pays membres de l’OTAN. Mais, en Corée du Sud, cela dépend uniquement de la décision du commandant en chef des troupes américaines y stationnées sans la procédure de l’accord. Dans cette conjoncture, la péninsule coréenne demeure dans une situation extraordinaire où des armes nucléaires risquent de faire feu par un facteur éventuel à n’importe quel moment.

Oh grand maître, merci de m'avoir nucléarisé la gueule
Oh grand maître, merci de m’avoir nucléarisé la gueule

Les Etats-Unis aggravent aussi leur menace nucléaire envers la RPDC à partir de leurs bases militaires situées aux alentours de la péninsule coréenne, notamment au Japon. Le Japon compte plus de cent bases militaires américaines et surtout les troupes de frappe nucléaire et les forces de frappe mobile se sont concentrées à Okinawa. Les forces armées et les bases militaires américaines déployées en Asie du Nord-Est y compris au Japon sont fin prêtes à s’engager dans la guerre nucléaire à n’importe quand, contre n’importe quels région et objectif de la RPDC.

Ainsi, la péninsule coréenne est toujours lourde des nuages d’une guerre nucléaire, et ses droits à l’existence et au développement sont menacés en permanence.

Contre-mesures de la RPDC à la menace nucléaire des Etats-Unis

Le gouvernement de la RPDC considère que l’élimination de la menace nucléaire des Etats-Unis est une condition préalable pour la détente dans la péninsule coréenne et ne cesse de travailler à réaliser cet objectif. Son effort à cet effet se divise en 3 étapes.

Premièrement, le gouvernement de la RPDC s’est efforcé d’éliminer la menace nucléaire provenant des Etats-Unis en créant une zone dénucléarisée à l’aide de dialogues et de négociations pacifiques. En 1959, il a pris l’initiative de créer en Asie une zone pacifique sans arme atomique. En 1981, il a proposé un projet de la fondation d’une zone dénucléarisée en Asie du Nord-Est et, en 1986, celui de dénucléariser la péninsule coréenne pour lutter activement à cet effet.

Le 10 janvier 1984, il a initié les pourparlers tripartites impliquant les autorités sud-coréennes pour éliminer le danger de la guerre nucléaire et, le 23 juin 1986, publié une déclaration gouvernementale dans laquelle il a promis solennellement qu’il s’abstiendrait de procéder à l’essai, à la production, à la conservation et à l’introduction des armes nucléaires, n’admettrait pas toutes les bases militaires y compris la base nucléaire étrangère ni ne permettrait le passage des armes nucléaires étrangères à travers son territoire, son espace aérien et ses eaux territoriales.

Mais les Etats-Unis ont tourné le dos à tous les efforts de la RPDC de création d’une zone dénucléarisée dans la péninsule coréenne et multipliaient leur menace nucléaire. Deuxièmement, le gouvernement de la RPDC s’est efforcé d’éliminer la menace nucléaire venant des Etats-Unis en faisant appel aux droits internationaux. En 1978, les Etats-Unis, l’ex-Union soviétique et la Grande-Bretagne, pays signataires du Traité de non-prolifération (TNP), ont publié une déclaration dans laquelle ils ont proclamé qu’ils n’utiliseraient pas d’armes nucléaires contre les pays dénucléarisés qui ont adhéré au Traité.

Le gouvernement de la RPDC a adhéré au TNP en décembre 1985 en espérant que cela profiterait à l’élimination de la menace nucléaire venant des Etats-Unis. En réponse à la promesse des Etats-Unis de suspendre leurs manœuvres de guerre nucléaire Team Spirit, la RPDC, en vertu de l’article concerné du TNP, a collaboré loyalement aux inspections irrégulières du mai 1992 au février 1993.

Preuves américaine
Preuves américaine

Mais, même avant la fin des inspections irrégulières de l’AIEA organisées en vertu d’une convention de garantie, les Etats-Unis, parlant d’un certain « soupçon de l’exploitation nucléaire », ont inventé une « résolution d’inspection spéciale » supposant l’inspection tant des installations nucléaires que des ouvrages militaires sensibles en incitant certains éléments de mauvaise fois de cette institution internationale.

Pour imposer à la RPDC une « inspection spéciale », les Etats-Unis ont repris leurs manœuvres militaires conjointes Team Spirit auparavant suspendues dans le cadre de leur menace nucléaire. La RPDC a, en vertu de l’article 10 du TNP, déclaré le 12 mars 1993 son retrait du TNP afin de sauvegarder la souveraineté et la sécurité du pays et en a informé les pays signataires du Traité. Ultérieurement, vu que les Etats-Unis ont consenti à engager les pourparlers RPDC-USA, elle a pris une mesure de suspendre temporairement et unilatéralement la validité de son retrait du TNP pendant ces pourparlers en publiant la déclaration conjointe RPDC-USA du 11 juin 1993.

Le 21 octobre 1994, au cours de la période de l’administration Clinton, l’« accord-cadre RPDC-USA » a été adopté en vue de résoudre le problème nucléaire de la péninsule coréenne, mais les Etats-Unis l’ont annulé arbitrairement avec l’avènement de l’administration Bush. De plus, l’administration Bush a redoublé de démence pour entreprendre des manœuvres de guerre nucléaire. Il est devenu clair que tout l’effort recourant au dialogue et aux droits internationaux n’en est allé à vau-l’eau. Le dernier atout pour elle, c’est de faire face aux armes nucléaires par des armes nucléaires. Le 10 janvier 2003, le gouvernement de la RPDC a pris une mesure décisive de se retirer une fois pour toutes du TNP, retrait suspendu pendant 10 ans.

Libéré de la contrainte du TNP, il s’est mis à utiliser légitimement à la production d’armes toute la quantité de plutonium provenant de la production d’électricité dans la centrale nucléaire. En octobre 2006, 3 ans après son retrait du TNP, la RPDC a réussi son premier essai nucléaire et son deuxième essai en mai 2009. Ainsi, l’état de déséquilibre nucléaire en Asie du Nord-Est, caractérisé par une surabondance d’armes et parapluies nucléaires et la RPDC dénucléarisée a pris fin. La menace nucléaire venant des Etats-Unis a poussé la RPDC à la possession d’armes nucléaires.

Source : Rapport de l’Association d’étude des droits de l’homme de Corée (http://naenara.com.kp/fr/)

 

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