Il y a deux ans, lors de mes vacances dans une station balnéaire familiale bulgare, la coiffeuse de 50 ans qui bossait à 60 mètres de la plage, 7 jours sur 7, me racontait qu’elle n’y avait plus mis les pieds depuis la chute du communisme.

A l’époque, m’a-t-elle raconté, ses parents ouvriers avaient le droit à une semaine de vacances par an dans une résidence analogue à celle où je résidait avec tous les petits cadres du CE de ma femme.

En ce temps là, sa famille jalousait les enseignants qui avait le droit à deux semaines par an dans l’hôtel le plus prestigieux du coin, maintenant réservé à la bourgeoisie mafieuse locale… C’était le bon temps selon elle, l’époque de la débrouille heureuse où le petit peuple avait d’autre droit que celui de bosser sans fin pour un salaire de misère.

Gondola Lift at the Masikryong Ski Resort. #NorthKorea #masikryong #winter #ski

Une photo publiée par DPRK 360 (@dprk360) le

Ses enfants n’auront jamais connu les vacances à la mer, et vivent maintenant à l’étranger, loin de leurs familles et de la terre qui les a vus naître, comme toute la jeunesse bulgare… Car le personnel est toujours vieux dans ce pays converti au capitalisme et gangrené par la mafia, où la jeunesse doit fuir pour s’imaginer un avenir.

Les vacances à la mer, qui était un acquis social d’ouvriers bulgares en 1985, est maintenant un privilège pour petit cadres occidentaux.

En Corée, sous l’impulsion de KIM JUNG UN, se développe une véritable industrie touristique, à destination du peuple méritant et des amis de la Corée venant du monde entier.

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Plus de photos sur flickr

Pour vous faire une idée, il y a ce reportage un peu long, mais sympa de l’incontournable Aram Pan.

En bonus, la télé coréenne présentant la station

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